JURISPRUDENCE
Cour de cassation - 30 juin 1993
Après avoir relevé qu'à la date de la publication du commandement de saisie
immobilière, l'immeuble était frappé d'une clause d'inaliénabilité insérée dans
l'acte de donation antérieurement publié et établie dans l'intérêt du donateur
sa vie durant, c'est à juste titre qu'une Cour d'appel a retenu que la validité
de la saisie devait s'apprécier compte tenu des termes de la donation au moment
où elle était pratiquée, à savoir la publication du commandement et qu'il
convenait de prononcer la nullité de celui-ci comme portant sur un bien
insaisissable.