Essayez d'obtenir de votre débiteur un cautionnement solidaire qui lui (et vous) éviterait les désagréments du procès. La caution devra apporter toutes les garanties de solvabilité, faute de quoi la démarche serait inutile. L'engagement de la caution devra également être compatible avec ses ressources ou son patrimoine, notamment en matière de crédit à la consommation. Dans ce dernier cas, le tribunal pourrait considérer comme nul un engagement disproportionné.
Si vous êtes professionnel (par exemple un banquier) et que la caution est un
particulier, vous devriez également l'informer de la véritable situation de votre
débiteur, faute de quoi elle pourrait contester son engagement pour cause de
vice du consentement et plus particulièrement de dol (article
1116 du Code civil), ainsi qu'en témoigne un arrêt de la
Cour de cassation du 23 juin 1998.